Pure Conscience
« Le degré de spiritualité n'a rien à voir avec ce en quoi vous croyez,  mais tout à voir avec votre état de conscience. »

                Eckhart TOLLE

Jean KLEIN
« Dans votre vraie nature qui est unité, aucun conflit n'est possible... »
                                             ( Le texte ci-dessous est extrait du site : Wikipedia )


   Jean Klein est né à Berlin en 19122 et a passé son enfance à Brno (actuelle République tchèque), où était la plus grande partie de sa famille, à Prague et à Vienne. Plusieurs membres de sa famille étaient de bons musiciens. Il a appris le violon à l'âge de sept ans. Ses lectures, en particulier celle de Gandhi, le conduisent à devenir végétarien dès l'âge de 16 ans. Il découvre également les philosophies orientales à travers Lao Tseu, Tchouang-Tseu, Tagore, Ananda Coomaraswamy, Krishnamurti, Sri Aurobindo, Kabîr, Rumi, la Bhagavad-Gita et les Upanishad, et s'intéresse à Rudolf Steiner. Mais l'influence qu'il déclare être la plus grande fut celle de René Guénon. 
 
   Après des études de musicologie et de médecine, à Vienne et Berlin, Jean Klein arrive de Prague à Paris en 1932-1933, fuyant le nazisme. Il fréquente le milieu artistique, il travaille le violon avec Jacques Thibaud et rencontre Pablo Casals à Prades. Il se marie le 14 mai 1934 à Cannes avec "Taffy", portraitiste et musicienne, sans le consentement des parents de celle-ci. À partir de 1935, il vit à Saint-Gervais, en Haute-Savoie, où il passera une partie de la Guerre. Ses deux filles naissent en 1936 et 1938. Durant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans la Légion étrangère, avec son ami le peintre Hans Hartung avec lequel il part pour l'Algérie. Après la fin de la Guerre, il est naturalisé français, pour bonne conduite. Il enseigne le chant, à partir de 1948. 
 
   En 1954, il embarque de Marseille pour Colombo (Sri Lanka), avec sa famille. Puis, de là se rend en Inde. Il rencontre à Bangalore un maître spirituel qu'il appelle Panditji, auprès duquel il passe environ trois ans. Il passe également quelque temps auprès de Krishnamurti dans son école de Rishi-Valley, et rencontre Atmananda Krishna Menon et Krishnamacharia, qui l'initie au yoga. Celui-ci est le professeur de yoga du Maharaja de Mysore, pour lequel Jean Klein se produit en concert à l'occasion des festivités de la fin de son règne. 
 
   Jean Klein raconte l'expérience de l'éveil qu'il aurait connu lors de son séjour en Inde : 
 
   Un changement complet survient un soir, sur Marine Drive à Bombay. Je regardais les oiseaux et soudain, je fus entièrement saisi par eux, comme si tout cela se passait en moi. J’eus réellement connaissance, conscience de moi-même. Le matin suivant, face à la variété de la vie quotidienne, je sus que ma compréhension de l’Être était une réalité. La vie coulait sans interférence de l’ego. Je me trouvais dans une paix incomparable. Toute séparation entre vous et moi disparut dans l’Unité. Je me connus dans l’immédiat de l’instant présent, dans une liberté, plénitude, une joie pure. Je ressentais une totale gratitude et non un sentiment traversé d’affectivité. Mon maître m’avait donné la compréhension de la vérité, j’en vivais la lumineuse réalité. 
 
   Revenu en Europe, entre plusieurs séjours auprès de Panditji, il transmettra ce qu'il a reçu. Dès 1960, il enseigne donc la philosophie de la non-dualité et le yoga, en France puis dans divers pays européens (Suisse, où il réside en partie, Italie, Espagne, Grèce, Grande-Bretagne, Pays-Bas). Il retournera également de nombreuses fois voir ses parents à Berlin, de l'autre côté du mur. Puis, à partir des années 1980, il enseigne également aux États-Unis. Il passa les dernières années de sa vie en Californie, à Santa Barbara, où il est décédé. 
 
  Certains de ses disciples sont devenus des enseignants spirituels eux-mêmes, notamment Francis Lucille.