Pure Conscience
« Le degré de spiritualité n'a rien à voir avec ce en quoi vous croyez,  mais tout à voir avec votre état de conscience. »

                Eckhart TOLLE

DAYANA
« Ne pas reconnaître que ce qui est là, est, c’est se placer d'office dans le rêve... »
                 ( Ces données sont extraites du site officiel de DAYANA. )


   Tout une sorte de voyage qui s'est comme présenté en deux grandes étapes ultimes :
 

  *reconnaître que je suis l'arrière plan à toute manifestation: pure conscience- présence, toujours là jamais affecté par ce qui se manifeste en lui.
  

    *et aussi que tout ce qui se manifeste en cet arrière plan est aussi cela, je l'appelle le cœur du vivant ou expérience vivante directe ou le vivre.
 

   Le 1er mouvement: l'infiniment grand :  

   Au moment où cela s’est présenté, c’était comme un recul vis-à-vis des choses qui m’a permis de voir toutes ces choses en en étant détachée puis de me reconnaître comme étant en amont d’elles. C’était comme si ce mouvement amenait à l’infiniment grand. Me sentir cet arrière plan sans fin a apporté un changement radical de perspective avec un vécu de tranquillité absolue, de silence, assorti d’une équanimité totale des perceptions. Il n’y avait plus d'ego psychologique et aussi plus aucune émotion, affect ou sentiment au cœur de cet arrière plan.
 

   Cette "disparition" d'intérêt aux vécus des perceptions et aussi des sentiments, même si cela s'accompagnait d'états de paix absolue m’a donné l’impression qu’il manquait quelque chose à cette réalisation. En effet, ce vécu n'était en lien qu'avec un intérêt unique pour l'arrière plan, mais comme négligeant l'avant-plan. Cela recréait une sorte de dualité arrière-plan/avant plan. Je ne pouvais nier ces perceptions au sein de l'arrière-plan, qu'étaient elles vraiment à partir de la nouvelle perspective ?  

   Est arrivé alors ce second mouvement comme inverse du précédent qui à la place d’un recul vis-à-vis des choses a, au contraire, amené une plongée en elles, une plongée au cœur de la perception. Un peu comme si, après l’infiniment grand, cela allait vers l’infiniment petit. C’est là que s’est découvert l’expérience vivante directe, c’est-à-dire ce qui se vit comme au cœur de chaque forme. Il y a toujours équanimité des perceptions mais cette équanimité est en lien avec la disparition de la valorisation égotique donnée aux formes et qui génère le tri en j’aime je n’aime pas. En réalité il y a une valeur à chaque vécu perceptif mais cette valeur représente comme une couleur de l’être. C’est avec cette valeur que se vit le mouvement de reconnaissance que l’on est cela, c’est à dire l’amour. C'est là qu'il est vu que tout est soi, que tout est amour, que l'on est amour. C’est aussi là qu’il est constaté que le « je » individualisé (même en sujet ultime) n’existe pas.  

A l’ultime
 

   il est reconnu qu’en réalité chaque valeur de l’expérience perceptive est cet arrière plan du mouvement de recul. Cette impression de mouvement vers l’infiniment grand ou celui vers l’infiniment petit est en réalité la même chose, seul le mental crée l’impression d’une direction inverse. Il n’y a pas de mouvement, seul l’infini qui se vit sans cesse en l’instant. C’est là que cet infini, l’un ou non dualité, peu importe son nom, est réalisé comme étant la réalité absolue de tout ce qui est. Là, les mots conscience, présence, amour, vie, être sont synonymes.  

   Tout cela est en réalité très simple, très intime, c'est ce que nous somme et vivons tous sans cesse.